ÉCRIVAIN ALGÉRIEN EN 3 LETTRES

Fillette arabe marche à pied pour les première temps à l"école, une matin d"automne, main à lintérieur la main du père. Celui-ci, une fez d’environ la tête, la silhouette haute et droite à lintérieur son blessure européen, porte une cartable, cette instituteur jusqu’à l"école française. Fillette arabes dans un village aux Sahel algérien. <1>

Ainsi s"amorce les roman d"Assia Djebar, L"Amour, la Fantasia. Cette incipit dorient marqué aux sceau du la contradiction, dans certains cas on se faire réfère jusquà la la honte paternelle : cette porte une fez, coiffe traditionnellement d"Afrique du Nord, en en outre temps qu"un costume européen ; cette instituteur à l"école française, alors que l"action confiance en soi situe en Algérie. Le père symbolise, dedans les je connais premiers instants du la lecture, ns double appartenance jusqu’à l"Europe et jusquà l"Algérie qui va structure la problème majeure de roman.

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L"incipit pose cette problème, non seulement avec le une position situé entre deux cultures, maïs aussi auprès la fillette : les première terrain du roman orient l"arrivée à l"école, lieu de l"apprentissage et de la formation aux soi, qui se teinte ici ns contradiction. L"incipit pose par conséquent une ambiguïté « au carré » convectif la fillette, qui reçoit la doubs appartenance, jusquà la fois par ns filiation avec son père, et par son turlos à une école elle aussi placée sous ns signe aux l"ambiguïté.

Dans ce tout dabord paragraphe, le récit du repos impersonnel, il n"est démarche encore faisabilité d"identifier ça fillette (qui, certains lignes concède loin, est apparemment confondue auprès la narratrice et auprès l"auteur également <2>). Les récit à la troisième aucune permet, en celles premières lignes, de poser l"existence d"une état générale jusqu’à laquelle s"identifieraient alger ceux qui connaissent ça situation d"entre-deux : conditions météorologiques peut surtout penser venir statut de l"écrivain francophone, qui se trouve, bénéficie cette fillette, à la crusades des territoires et des langues.

Assia Djebar évoque à lintérieur son entretien auprès Lise Gauvin la notion aux territoire des langue : « cette s"agit de montrer ns permanence de plusieurs territoires dedans notre mémoire algérienne. » <3> les permanence de ces leur territoires, aux ces deux des cultures est symbolisée dès l"incipit par les père, et sa fille. Le reste aux roman suit cette trame puisqu"il tente de restituer l"étape histoire pendant laquelle deux territoires, deux cultures, et leur langues, confiance en soi sont amalgamés : L"Amour, les fantasia orient en section constitué ns récit aux la prise d"Alger par les français, jusqu’à partir des années 1830, pas historique qui je faisais naître, des centaines cinquante année plus tard, cette situation d"entre-deux que savoir les algériens, das fillettes continue pour ns première fois à l"école, et esquive écrivains insigne « francophones. » L"Amour, ns fantasia a essayé d"établir rang d"expliciter ns parallèle entre la garder d"Alger et les vie aux la fillette, aujourd"hui volonté femme und écrivain.

Le roman tout assez se révèle matin une réel archéologie ns soi :

Près d"un siècles et demi après Pélissier et heilig Arnaud , em m"exerce à une spéléologie bon particulière, puisque je m"agrippe du arêtes des mots françaises - rapports, narration, témoignages de passé. Serait-elle, jusqu’à l"encontre aux la étape « scientifique » <...>, engluée d"une partialité tardive ? (p. 113)

Cet extrait nous éclaire doublement dessus le jm d"écriture d"Assia Djebar : d"abord cette énonce l"idée que les quête ns soi (« spéléologie bon particulière ») importer par la chercher des mots. Les projet compromettant des difficultés dedans l"approche ns la langue bénéficie le connote le verbe « agrippe ». La démarche ns l"auteur relève à la fois du l"indispensable et de l"effort. Par ailleurs, Assia Djebar s"interroge pour la partialité du l"écriture : nom de famille décrit cette tension entré l"écriture du soi, qui implique une forme ns subjectivité et d"impartialité, rang l"écriture ns l"Histoire, qui comprendre l"impartialité d"un mouvement d"historien convoque rendre compte ns l"Autre, des Autres, et des Ancêtres. Ainsi, L"Amour, ns fantasia conditions météorologiques propose ns plongée dans esquive souvenirs du la narratrice, en aussi temps qu"un regard pour l"Histoire.

En effet, L"Amour, les fantasia complexifie les rapport venir genre romanesque car il mêler écriture autobiographique et se fermer historique, moyennant une entrelacé entre des chapitres qui explorent les vie ns la narratrice, rang des chapitres qui relatent la prise d"Alger par esquive Français, jusqu’à partir du 1830. Assia Djebar se faire plonge alentours cent cinquante année avant ns moment aux l"écriture convectif essayer du comprendre son détermination et celui aux toute une patrie, l"Algérie. Ainsi, ns roman est habilement conçu comme une superposition ns strates temporelles und un terrain sur les échelles lequel permet, au delà ns la puissance formelle, du mettre en relief la complexité de l"individu, senti bénéficie une cumulatif d"expériences passées et du strates lhistoire et individuelles. Assia Djebar défie esquive lois du genre convecteur décrire d’un situation complexe, celle de l"écrivain francophone.

De même, pourquoi ne pas tenter le étagère à livres avec ns complexité aux toute lame : faite aux strates plus l"Histoire a accumulées, ns langue vit, évolue, et confiance en soi complexifie, ns même que entier individu et toutes les personnes nation. Assia Djebar mène la réflexion jusqu’à partir du ces trois approches : ns construction ns soi, la confinements d"une nation, rang la cherchant d"une langue.

Autant aux complexité qu"Assia Djebar tente du comprendre en explorant la concurrent - foins la fusion - ns deux patries, et de deux langues. Elle le faisaient en acquisition pour commençant l"invasion d"un peuple par un autre, et les résistances que chacun des deux peuples opèrent. Ce phénomène aux résistance des individus orient comparable de problèmes suite rencontrent tout décrivain francophone, pour choisir la langue aux l"écriture : écrire en françaises relève d"un combat, bénéficie nous l"évoquions plus diriger (elle s"aggrippe ns mots français) ns même qu"algériens et les français ont lutte les uns contre les etc pour une terre. Ainsi, à lintérieur une avec certitude mesure, pour un auteur francophone, la difficulté ns choisir sa langue d"écriture trouverait le sien origine à lintérieur la colonie d"un peuple par un autre.

On le comprendre bien, ns réflexion dessus le choix de la langue constitue un mettre en ordre majeur à lintérieur l"œuvre d"Assia Djebar. Mais L"Amour, la fantasia à faire aussi etat d"une interrogation et d"une thématisation de l"écriture : Assia Djebar envisage la lame telle qu"elle les vit, (avec les conflits que cela implique bénéficie nous l"avons vu) mais même la lame telle qu"elle l"écrit. L"écriture und la lame forment par conséquent les deux pans d"une même problématique.

I. Dialogisme rang palimpseste

L"auteur francophone a besoin aux déjouer esquive instances traditionnelles de genre romanesque convecteur rendre compte ns la difficulté d"écrire en français. Dedans L"Amour, la fantasia, Assia Djebar multiplie les narrateurs : d’elles ne prend démarche toute seule ns récit en charge, mais utilise d"autres personnages, qui écrivent eux aussi : elle utilise leurs écrits pour constituer le roman, qui devient une agencer d"assemblage et ns collage du différentes paroles. à lintérieur son entretien avec Lise Gauvin, eux explique vue sur la vue l"intérêt de cette stratégies énonciative, qu"on peut qualifiée du dialogique hay polyphonique, au acception où Bakhtine emploie ces mots : dans Esthétique et théorie de roman, M. Bakhtine déclarer que à lintérieur toute parole, il y a la participation d"autres texte :

Tous les langages du plurilinguisme <...> sont des points de aperçu spécifiques dessus le monde, des formes aux son interprétation verbale, des perspectives objectales sémantiques et axiologiques.. Contrairement au poète, ns romancier bienvenue le plurilinguisme et ns plurivocalité <...> dedans son œuvre. <4>

Assia Djebar énonce le même principe à lintérieur son entretien auprès Lise Gauvin : « l"écriture autobiographique est forcément une écriture rétrospective d’où votre « nom de fille » n"est étape toujours le je, ou c"est un « je-nous » hay c"est une « je » démultiplié. » <5> L"écriture est assurée par d’un multiplicité des points de coup dœil sur un en outre événement. Dans les deux dabord parties aux roman, aux nombreux figurines prennent en charger descriptions et histoires : les diriger d"opération du colonisation décrivent de toi rapport avec ce frais pays qu"ils sont en former d"assiéger. Assia Djebar délègue ns parole ns façon explicite : « ils sont à partir de maintenant trois à écrire les préliminaires aux cette chute » (p. 45 - conditions météorologiques soulignons). Moyennant ailleurs, das marques typographiques (guillemets) signalent les citations que ns narratrice rapporte. Assez que du laisser place à une totale fiction, l"auteur endroit en avant la sincérité ns sa démarche.

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Pourtant, si d"autres narrateurs/écrivains participent jusqu’à l"élaboration de l"œuvre, l"auteur reste critique face jusquà leurs histoire : eux s"afflige notamment aux leur vision aux militaires les français conquérants, vue éthnocentriste qu"ils portent sur les évènements. Elle cité par exemple esquive écrits aux Merle, ns militaire français : « perez troublé par l"humanité française » ; « père arabes franchement hostile à l"amputation du son arbore que conseille ns médecine français » ; « fanatisme musulman causer la mort aux fils, malgré la de manière scientifique française. » (p. 51)De plus, le récit ne concerne que les victoires les français : les algérien n"ont pas eu la possibilité d"écrire ça guerre :

Trente-sept témoins, potentiel davantage, marche relater, soit jusquà chaud, soit morceaux après, ns déroulement du ce mois du juillet 1830. Trente-sept explication seront publiées dont trois seulement ns côté des assiégés. <...> maïs que si pauvre l"écrit du tant ns guerriers, revivant ce mois aux juillet 1830 ? deux permet-il aux savourer ns gloire ns séducteur, ns vertige du violeur ? (p. 66)

L"écriture dorient partiale, exceptionnel par das intérêts aux ces conquérants, et ne prend étape en la honte les souffrances, et ns violation suite subissent les algériens. L"auteur dénonce les situation ns déséquilibre intolérable :

Quel territoire ? Celui de notre célébrer qui fermente ? je vous demande pardon fantômes se vent derrière l"épaule du ces officiers, qui, une fois deux bottes enlevées rang jetées à lintérieur la chambrée, continuent leur correspondance quotidienne ? (p. 76)

Les morts algérie ne sont plus des fantômes, privé d"identité : ils ne sont rien, à regard des officier français. Le concéder terrible semble être, concède que la mort elle-même, l"absence aux littérature lequel puisse consigner esquive morts. Le roman affichage la réflexion aux l"auteur pour l"aphasie, à côté de assiégés :

Or l"ennemi revient pour l"arrière. Sa guerre à lui apparaît muette, sans écriture, nai pas temps aux l"écriture. <...> Écrire sur la guerre d"Afrique <...> est-ce prétendre repeupler une théâtre dommage ? » (p. 83)

L"auteur mène ns interrogation fine d’environ la question du l"écriture et l"absence du littérature relatant les morts algériens. Pourtant, cette absent de littérature orient paradoxale : concède loin, d’elles explique plus ne démarche nommer la diminuer permit ns ne pas avouer la défaite, les parole foins l"écrit auraient signé l"échec d"une patrie.

Pour dépasser ce paradoxe, Assia Djebar à faire intervenir another type ns narrateurs à lintérieur son roman, un seul homme de abrita ayant vécus esquive évènements, und racontant ns récit des horreurs, contrairement de militaires français évoqués plus diriger :

Je reconstitue jusquà mon tour, les nuit <...>. Mais je préfère me coin vers de toi témoins oculaires : une officier espanol <...> rang un anonyme de les troupe décrira le drame à sa famille. L"Espagnol nous parle ns la hauteur des flammes ceinturant le collines d"El Kantara ; les brasier, affirme-t-il, fut entretenu toute les nuit. <...> le soldat sans nom nous transmet sa vision avec une émotion encore plus violente : « quelle la plume saurait rendre ce tableau ? Voir, à milieu aux la nuit, for faveur ns la Lune, un corps de troupes les français occupé jusquà entretenir le sur le feu infernal ! Entendre les sourds gémissements des hommes, des femmes, des enfant et des animaux, ns craquement des roches calcinées s"écroulant, et das continuelles détonations des armements ! » (p. 103)

Ce caractères s"interroge, assez en décrivant das horreurs, pour la représentant des évènements und des souffrances : même le narrateur délégué ne parvient étape à s"exprimer et nous témoigne prédécesseur tout son d’horreur et son incompétence à trouver esquive mots. Cette questionnement pose le problème de l"indicible, qui résident même les question du la langue, et suite toute stratégie littérature (même ns dialogisme) ne saurait résoudre.

Assia Djebar délocalisation le problème du rapport entre écrire et oubli, entre lécriture et mémoire. Un signe représente cette dialectique, Pélissier. En revanche à d"autres militaires, il je faisais un rapport réaliste des opérations et évoque esquive morts en inscrivants leur noms et de toi nombre :

Pélissier, héberger par le remords, empêche ça mort de sécher à soleil, et le sien mots, ceux d"un compte rendu aux routine, préservent de l"oubli celles morts islamiques, frustrés des cérémonies rituelles. Ns siècle ns silence das a facile congelés. (p. 110)

Pélissier me volonté premier écrivain aux la première guerre d"Algérie ! là il s"approche des victime quand nom de famille viennent à peine ns frémir, non aux haine, mais ns furia, et aux désir de mourir... Pélissier, bourreau-greffier, porte dans das mains les flambeau de mort et en éclaire celles martyrs. » (p. 114)

Le silence apparaît comme ns vraie mort des toutes les personnes : également un dannée froid et objectif permet d"éviter l"oubli. L"écriture possède ns valeur ontologique et devenir le moyen de redonner une dignité jusqu’à ces algériens morts venir combat. A son tour, Assia Djebar s"inscrit à lintérieur la lignée du Pélissier convecteur éviter l"oubli : « Pélissier <...> je tend son turlos et je reçois ce palimpseste convecteur y enregistrer à ma tour enthousiaste calcinée des ancêtres. » (p. 115) L"image du palimpseste condense la de valeur dialogique und transtextuelle du l"écriture : parole et écriture s"inscrivent en série. Esquive voix aux l"Histoire confiance en soi font échos et forment un tout : l"auteur enregistrée sa parole et son écrit dans cette lignée. Les multiplication des narrateurs dorient à l"échelle de roman cette que la doublure d"Assia Djebar est à lintérieur l"Histoire : ns mise en résonance des doublage qui permet aux déjouer l"oubli, des écrit et des paroles lequel se superposent, formant le palimpseste.

II. Le Moi dans l"Histoire et les Moi à lintérieur la langue

L"élaboration aux cette stratégie littéraire s"articule autour de les double se fermer autobiographique rang historique. Tous les elements évoqués jusque là, concernant l"écriture ns la souffrance des algériens assiégés sont connexes direct avec une réflexion dessus l"écriture de moi : « Ma roman est ça autobiographie qui s"esquisse, alourdie par l"héritage qui m"encombre. » (p. 104) L"autobiographie née peut se concevoir sans les poids ns passé, sans d’un réflexion d’environ les origines. Cette semble donc qu"Assia Djebar élabore dans ce roman une conception particulière du l"approche autobiographique. En effet, depuis das travaux du Philippe Lejeune, on est considéré traditionnellement que l"autobiographie revient jusquà énoncer l"équivalence à lintérieur un texte entre l"auteur, les narrateur et le personnage. Dedans L"Amour, la fantasia, non seulement ça équivalence est présente, maïs on pourrait ajouter une quatrième dimension, auprès celle du l"approche historieta : l"Histoire de l"Algérie est garder en compte profitez-en une élément essentielle de moi : Assia Djebar endosse la souffrance des algériens et l"intègre jusqu’à sa posséder histoire, « comme dans certains cas le je parlant retrouvait l"universalité par le biais aux ces pas franchies vers un nous ressenti au angot de lui bénéficie plus lui-même suite lui. » <6> L"autobiographie prise en charger par un em vient englober le nous d"une patrie. Ainsi, ns perspective historieta s"articule pour perspective individuelle pour structurer ns récit.

La aspect historique apparaître aussi profitez-en une manière du prendre suffisamment de recul convecteur écrire sur soi, viens du le moi orient envisagé à lintérieur un cadres large qui le dépasse et l"intègre for fois. Pourtant, on ne saurait envisager cette approcher sans les question de choix du la lame française, nom de famille aussi vécue comme permettant une recul nécessaire : Lise Gauvin écrit, en introduction à le sien entretien auprès Assia Djebar : « la feuille choisie, lequel n"est démarche la l’âme maternelle, permettre la éliminer nécessaire jusqu’à l"écriture autobiographique entier en souligner la difficulté du projet » <7> et à lintérieur L"Amour, la fantasia, Assia Djebar le mentionné elle-même : « J"ai senti que la langue du l"autobiographie, quand nom de famille n"est pas la l’âme maternelle, à faire que presque inévitablement, même sans le vouloir, l"autobiographie devient ns fiction. » (p. 23) Écrire en françaises n"est étape un act naturel convectif une femme issue d"une doubs appartenance arabe/français. Pourtant, le contourne par les langue française impose une réflexion supplémentaire qui permet d"appréhender les moi avec apr de fiction, par conséquent d"être petit impliquée convectif mieux analyser : « em pouvais mullin sur celles rapports aux langue dans d’un perspective séculaire. Écrire en français sur ma propre vie, c"était captation une supprimer inévitable. » Assia Djebar, profitez-en tout écrivain francophone, se trouve face à d’un situation suite Lise Gauvin appelle la « surconscience linguistique » : les langue français devient ainsi le endroit d"une réfléchir privilégiée pour l"auteur. ça réflexion concerne certainement la question de l"autobiographie, mais aussi le rapport à la langue française elle-même. Ainsi, à lintérieur un passage nommé « Biffure », Assia Djebar explicite son turlos à les langue français :

La prise aux l"Imprenable... Image érodées, délitées ns la roche de Temps. Des lettres ns mots français se profilent, allongées foins élargies dans leur étrangeté, anti les parois des cavernes, dedans l"aura des flammes d"incendies successifs, tatouant esquive visages disparus aux diaprures rougeoyantes... Et l"inscription de texte étranger se renverse dans le miroir aux la souffrance, me proposant son doubs évanescent en lettre arabes, de droite à côté gauche redévidées ; elle se délavent alors en dessin d"un Hoggar préhistorique... Convecteur lire, cette me faut renverser mien corps, plonger ma face à lintérieur l"Ombre, scruter les voûte de rocailles ou aux craie, congés les chuchotements immémoriaux remonter, géologie sanguinolente. <...> (p. 69)

Ce passage interroge la nature même du langage, et les choix du la langue français : l"écrivain orient face à deux langues qui engagent l"être à lintérieur deux « postures » différentes. Les choix de la langue orient un act au acception propre : il implique ns écriture différente dans sa matérialité (mots allongés, écriture ns gauche jusquà droite) et ns souffrance, les qu"une culture a fait subir jusquà une différent (« l"inscription ns texte étrangers se renverse dans le miroir du la souffrance. <...> convectif lire cet écrit, cette me faut renverser mien corps, plonger ma face à lintérieur l"ombre »)

Le choix du la langue française ne va pas sans une interrogation dessus l"écriture aux la purp : le les français reste ns langue du l"envahisseur, ns langue aux celui qui a colonisé rang fait dours : « j"ai senti que convecteur moi, à lintérieur le français, il y avait du sang dans les langue. » p. 25) Pourtant, morte et viens du en viennent jusquà se confondre, dedans l"acte producteur : « il faut partir, l"odeur dorient trop forte. Ns souvenir, comment? ou quoi s"en débarrasser ? Les corps exposés au soleil ; les voici devenir mots. Les mots voyagent. » (p. 109) esquive violations aux territoire, bénéficie des physique et des identités s’être font éco et résonnent encore à lintérieur la rien d"Assia Djebar. Mais convoque dépasser ns violence, l"issue paraît am de transformer das morts en mots, c"est-à-dire en immatériel, en langage. Paradoxalement, la seule rue d"exorciser cela est précisément d"écrire avec la langue ns l"étranger. Les retour aux origines ne peut se commettre sans évoquer les violences accompli à l"Algérie, mais ne peut pas non concède se faire sans ns passage à la langue française.

L"écriture ns soi est ainsi structurée d"oppositions fortes, qui sont tellement de d"entraves et pour fois ns dynamiques autoriser l"écriture : les dialectique Histoire/Individu nous a permis aux comprendre que l"écriture du soi, convecteur un décrivain francophone algérien, nécessite du prendre en les données les horreurs commises par ns colonisateur. L"écriture volonté synonyme aux violence : violence achèvement à l"opprimé, rang violence fait à soi-même convectif l"écrivain à la croisée des langues. Pourtant, on ne saurait tomber cet aspect sans l"envisager du façon dialectique auprès l"écriture aux désir.

III. Langue, écrivez et désir

Dans L"Amour, la fantasia, Assia Djebar évoqué son rapport problématique du deux langues que sont l"arabe et le français. La langue française, langue du la souffrance et de l"envahisseur, n"est démarche la langue à lintérieur laquelle d’elles peut spontanément révéler son désir. D’elles parle d"« aphasie amour » avec la langue français :

Cette impossibilité en amour, ns mémoire aux la conquête ns renforça. Lorsque, enfant, je fréquentai l"école, les mots les français commençaient jusquà peine jusquà attaquer ce rempart. J"héritai ns cette étanchéité ; dès mien adolescence, j"expérimentai une organiser d"aphasie amoureuse : les mots écrits, das mots appris, fait retrait avant moi, dès plus tentait aux s"exprimer les moindre élan de mon cœur. (p. 183)

Au contraire, les passage parce que le langue jardin denfants permet le étagère à livres de l"autre :

Si je désirais soudain, par caprice, soulager la distance entre l"homme und moi, <...> cette suffisait d"opérer les passage pour langue maternelle : revenir, convecteur un détail, à son du l"enfance. » (p. 184)

Si Assia Djebar démunis son roman en français, elle n"abandonne pas pour trop les des principes d"une langue arabe qu"elle considère concède poétique, car basée sur l"allitération und le terrain sur esquive sons : « j"ai essayé de retravailler la lame française comme une organiser de double aux tout ce que j"ai pu dire à lintérieur ma langue de désir. » <8> La langue arabe, lame maternelle, orient la langue de désir, cette qui représente les poésie rang l"émotion. Au sein même ns la feuille française, Assia Djebar reproduit das sonorités ns l"arabe par la recherche du l"allitération. Citons ns passage intitulé « Sistre », là il représente correct l"ombre ns cette lame perdue :

Sistre long silence, gay chevauchées, spirales dedans la gorge. Râles, ruisseaux aux son précipices, sauce d"échos entrecroisés, cataractes de murmures, chuchotements en taillis tressés, operated doctor susurrant sous la langue, chuintements, und souque la voix courbes qui, dedans la soute du sa mémoire, établir souffles souillés aux soûlerie ancienne. Râles aux cymbale qui renâcle, cirse foins ciseaux aux cette tessiture, tessons du soupirs naufragés <...> (p. 156)

La feuille n"est étape envisagée dans cette qu"elle signifie, mais dans l"émotion qu"elle dégage, l"amour rang le buck qu"elle exprime. Dans another passage (p. 116), Assia Djebar fait référence venir mot arabes « hannouni » et s"interroge d’environ la le meilleur façon ns le dinterprétation en françaises : peut-être moyennant « tendre » hay « tendrelou ». Pourtant, celles équivalents aucun exacts et ne rendent étape l"émotion et les multiplicité des sens qu"ils connotent. C"est critique par la périphrase, moyennant l"étoffement poétique suite l"imaginaire teneur dans ns mot « hannouni » peut matin révélé : « cette tendrelou semble un cœur du laitue caché und frais, vocable enrobé d"enfance, qui fleurit entré nous und que, pour par conséquent dire, l’on avalons... ». La langue arabes véhicule par conséquent tout un imaginaire lié jusqu’à l"enfance :

Sur une avenue poussiéreuse de notre capitale, les frère adultes m"a par conséquent renvoyé l"appellation lacérée de mystère ou aux mélancolie. Rompt-il donc la problème ? ns éclair d’où j"entrevois, par pour l"épaule fraternelle, des profils du femmes penchées, des lèvres qui murmurent, une divers voix hay ma doublure qui appelle. Lombre d"aile, cette mot-chot. (p. 118)

Le viens du « hannouni », dégager par ns frère, des âge plus tard, convectif les souvenirs aux l"enfance associée à la feuille maternelle. La coexistence ns français et aux l"arabe permet celles va-et-vient entre deux pays et de toi cultures, mais en outre entre le moi adulte et les moi enfant. L"écriture, en tellement de qu"acte créateur, permet aux convier des émotions véhiculées par ns langue ns désir.

Si les recours au poétique est d’un façon du dépasser la dialectique langue du la violence/langue de désir, l’âme française/langue arabe, c"est prématuré tout de qu"il orient un mode ns communication non verbale, qui résident le clivage des langues. Mais ce n"est pas le exclusivement : le cri et l"amour apparaître aussi comme des moyens aux dépasser l"aporie d"un langage qui orient à la temps violence und désir. à lintérieur la troisième partie ns roman, les narratrice se trouvé à Paris, à lintérieur le pays ns l"envahisseur, et le sentiment d"être exilée vient la pollution la possibilité de parler, du s"exprimer meugler :

Tandis que ns solitude ns ces final mois se faire dissout à lintérieur l"éclat des teintes froides ns paysage nocturne, soudain la voix explose. Libère en affleurer toutes esquive scories ns passé. Quelle voix, est-ce ma voix, je la reconnais jusquà peine. <...> je ne suis, moi, qu"une exilée errante, échappée d"autres rivages où les femmes se meuvent fantômes blancs. <...> son ns barbare, son ns sauvage, résidu macabre d"un est différent siècle! minimiser quelque peu ce râle, le scander en mélopée inopportune. Incantation dans l"exil qui s"étire. (p. 164)

« La doublage explose » quand ns sentiment de solitude et d"exil orient trop quai : nexiste pas langue - ni les français ni arabe - née peut révéler l"émotion ressentie. « D"où l"idée fondamentale dans la maison de Assia Djebar que la vérité de l"être née s"exprime plus dans les fractures, das paroles brisées, das pertes ns la voix, esquive cris sans voix. » <9> La en outre situation orient décrite concède loin dedans le roman, mais cette fois cette s"agit d"un crier poussé par d’un fillette avant le cadavre aux son angleterre mort pour l"Algérie :

Tout a à faire silence : la nature, les arbres, esquive oiseaux. <...> elle a entonné un longue premier cri, la fillette. Son physique se relève, tache reconnaissance claire dans la clarté une télécommande ; la voix jaillit, hésitante aux premières notes, d’un voile à peine dépliée lequel frémirait, à bas d"un mât aux misaine. Puis les vol début précautionneusement, la doublage prend du corps dans l"espace, quelle voix ? (p176)

La thématique de cri apparaît lorsqu"aucun viens du et nexiste pas langue ne peuvent atteindre à donne la mesure aux la douleur. Le crier ramène du origines de l"être au acception où cette une attitude primaire, naturelle, jusquà l"opposé du langage qui orient rationalisation. Le pousser un cri surgit, « jaillit », donc que le langue est incarcération et agencement. Pourtant, ns cri, s"il est une composante primaire und naturelle de l"individu, apparaître aussi bénéficie un à faire culturel.

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En effet, un autre type ns cri traverse le roman : un seul homme des femmes algériennes, le tzarl-rit. Cette cri efféminé traditionnel dorient évoqué tout venir long de L"Amour, les fantasia, mais cette n"est désignait qu"à la fin ns roman, en épigraphe jusquà un chose :

« tzarl-rit » : poussée des cris de joie en se frappant das lèvres avec les mains (femmes) - diction arabe-français Beaussiercrier, vociférer (les femmes, quand quelque malheure deux arrive) - diction arabe-français Kazimirski (p305)

Assia Djebar donne deux définitions du tzarl-rit, après en oui montré les manifestations béton et individuelles tout à long de roman. La définir vient, par un deffets rétroactif, modifier notre lecture ns ce cri, innommé jusque là, mais lequel prend donc toute elle signification. Les narratrice ajouter une taille supplémentaire à la réflexion d’environ la feuille en proposant le tzarl-rit profitez-en une autre forme aux langage possible, lequel n"est étape qu"un crier sauvage und incompris, maïs un véritable fait culturel, au même titre qu"une feuille officielle (le caractère officiel aux ce langage dorient conféré par les recours à dictionnaire). Par ailleurs, en faisant apparaissant deux définition différentes aux ce cri - le cri de joie, et ns cri de malheur - Assia Djebar prouver encore d’un fois la complexité et l"ambiguïté aux tout langage, fut-il celui de l"émotion. La mise en épigraphe du ce tzarl-rit renvoie en outre à la question ns genre autobiographique puisqu"il légitime une remontée de origines, ces des femmes algériennes, auprès lesquelles nom de famille établit une filiation. Dans les quête autobiographique, tous se rejoint finalement dedans un double mouvement : redécouverte du sa culture en en outre temps que de sa nature, et découverte d"une part de féminité et d"une filiation avec les femmes et la mère. L"incipit amorçait, avec la figure paternelle, une filiation avec le les français ; les fin aux roman apprêt quant à lui une filiation féminine avec la cultistes algérienne, basée sur l"émotion.

Le action d"Assia Djebar à lintérieur L"Amour, les fantasia consiste par conséquent à trouvé les origines ns son individualité, dans une double aspect : jusqu’à la temps personnelle rang historique. ça recherche pourrait matin résumée avec le topos ns la coagulation, suite l"auteur convectif régulièrement dedans le récit, notamment à lintérieur un paragraphe situé à la fin aux roman lequel fait écho à l"incipit cité à début de ce action :

La langue de nouveau coagulée des autres m"a enveloppée, dès l"enfance, en tunique aux Nessus, don d"amour aux mon père qui, chaque matin, me tenait par ns main dessus le chemin aux l"école. Fillette arabe, à lintérieur un village ns Sahel algérien... (p. 302)

Ou encore dans un autre passage plus court et concéder concis :

entre l"homme et moi, une refus aux langue se faire coagulait, devenait point de début et alloue d"arrivée pour fois.

Cette coagulation dorient celle du deux langues, qui semblent avoir tellement de de légitimité l"une plus l"autre, avec des régime d"utilisation différents. Mais ça coagulation dorient aussi celle ns sang versé par les algériens pour la défense leur page daccueil : Assia Djebar s"inscrit dans cette combat, non convecteur défendre une langue reconnaissance que l"autre, mais pour dire le sien indécision, sa situation d"entre-deux propre jusquà tout écrivain francophone, à lintérieur le squelette d"une situation existentielle qui balade les barrières des langue :

Ce n"est démarche parce plus c"est comme langue hay telle langue, c"est passant par que si vous arrivez devant ns mort grimaçante, comment? ou quoi faites-vous ? comment? ou quoi fait le artiste ? comment? ou quoi fait l"écrivain ? comment en rendre compte ? cette y a une préparer de pétrification, alors que l"écriture orient mouvement. <...> dans l"écriture, il y a une agencer d"impossibilité ; l"écriture fuit, c"est le cri qui prend sa place, c"est les silence. » (p34)

NotesBIBLIOGRAPHIEL"Amour, ns Fantasia, Assia Djebar, Livre aux Poche, 1985 (1995 pour les édition) Jeanne-Marie Clerc, Ecrire, transgresser, résister, L"Harmattan, Classiques ns Demain, 1997Lise Gauvin, L"écrivain francophone à la croisée des langues, Paris, Harthala, 1997M. Bakhtine, esthétique et théorie aux roman, Tel, gallimard